Nord-Kivu : deux civils pris en otage après plus de 45 jours sans « phénomène kidnapping » à Rutshuru

Deux personnes ont été prises en otage par des inconnus armés à Kisharo, dans le groupement de Binza, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), la nuit de samedi 04 à dimanche 5 avril 2020. Il s’agit d’Héritier Kibando (enseignant à l’Institut Technique Agricole et Pédagogique de Kisharo, Ndlr) ainsi qu’un comédien influent de la région.

L’information est rapportée à ACTU360.NET par la grande société civile de Rutshuru. Elle explique que les otages sont tous habitants du quartier de Rubumba près de Kisharo, à environ 30 kilomètres du nord de Kiwanja vers la route qui mène vers Ishasha.

« Nous (population de Binza, Ndlr) demandons que les auteurs de kidnapping déjà arrêtés soient jugés puisque, ceux qui reviennent sont partenaires de ces gens. Nous demandons au gouvernement de bien prendre des bonnes dispositions pour qu’une audience foraine soit organisée à Binza… », a insisté Mbusa Aimer Mukanda, coordonnateur de la grande société civile de Rutshuru.

Plus de 45 jours sans « phénomène kidnapping »

La grande société civile de Rutshuru note par ailleurs que le groupement de Binza venait de passer plus de 45 jours sans « phénomène kidnapping ». Ce, après l’arrestation de près de huit (8) preneurs d’otages par les services de sécurité dans la région.

« Nous rappelons aussi que ça faisait au moins deux mois que l’accalmie régnait dans le groupement de Binza. Les kidnappeurs avaient cessé avec leur blague après l’arrestation de 8 preneurs d’otages à Nyakakoma, Nyamilima, et aux environs. Nous rappelons que deux policiers avaient été arrêtés à Kisharo. Et tous, sont détenus à Rutshuru-centre », a-t-il fait remarquer.

Le nord de la province sous l’activisme rebelle

La partie nord de la province du Nord-Kivu connait une insécurité entretenue notamment par des groupes négatifs. De nombreux milices surplombent plusieurs villages des territoires de Rutshuru, Masisi voire Lubero. Les uns se sont déjà rendus aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) sur appel du chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi tandis que d’autres sont encore dans le maquis.

CP